« En 30 ans, j’ai changé plusieurs fois de métier »

Portrait

N° 417 - Publié le 22 février 2024
© THOMAS LOUAPRE
L'épreuve par 7
Olivier Grasset

Géophysicien au Laboratoire de planétologie et géosciences à Nantes. Il a été nommé président du comité consultatif des sciences spatiales à l’Agence spatiale européenne (Esa) début janvier.

Qu'est-ce qui vous motive à aller travailler tous les matins ?

L’inattendu. Aucune journée ne se ressemble : il y a toujours des imprévus, des voyages, des réunions de dernière minute… C’est ce qui me convient.

En quoi vos missions sont-elles utiles ?

Je pense rendre service à la communauté scientifique. En tant que vice-président recherche à Nantes Université et à l’Esa, mon travail permet de donner les moyens aux scientifiques de repousser les frontières de nos connaissances.

Que jugez-vous indispensable à votre quotidien ?

Le temps ! J’en manque en permanence. Avoir du temps est un luxe pour mieux préparer les réunions par exemple, cela permet d’arriver plus serein.

Avez-vous déjà eu envie de changer de métier ?

Non car en presque 30 ans dans la recherche, j’ai déjà changé plusieurs fois de métier : enseignant-chercheur, directeur d’unité… Je suis heureux de ce parcours. Mais je garde dans le fond une vraie curiosité pour le métier d’ébéniste, j’adore le travail du bois.

Si vous pouviez voyager dans le temps, quand iriez-vous ?

J’aimerais bien me retrouver en 750, juste pour voir ! Je me demande ce qu’il s’est passé entre la chute de l’Empire romain et l’an 1000 par exemple.

Quel est votre livre de chevet ?

Hypérion de Dan Simmons et L’Iliade d’Homère. Le premier est une grande fresque de science-fiction, le deuxième un poème épique, féroce, sanglant mais très beau. Dans les deux cas, ces aventures nous ramènent à la fragilité de notre existence, à la fatalité.

Rêvez-vous parfois de votre travail ?

Non jamais. Il y a des sujets qui peuvent m’empêcher de dormir mais heureusement, mes rêves vont ailleurs.

SOPHIE PODEVIN

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