« La recherche répond à mon besoin créatif »
Portrait
Directrice de recherche en biologie vasculaire à l'Institut du thorax à Nantes.
Du dessin, que je pratique en amateur. La recherche répond aussi à mon besoin créatif car il faut imaginer une méthode pour répondre à une question que l’on se pose, dans la limite des moyens à notre disposition...
Une protéine qui contracte de façon excessive les cellules musculaires des vaisseaux sanguins, et qui est donc impliquée dans l’hypertension. Elle pourrait devenir une cible thérapeutique prometteuse.
L’une de nos expériences visait à prouver l’interaction entre deux protéines, sans succès. Durant un week-end nous l'avions oubliée, et avons constaté cette interaction en rentrant le lundi. Il y a donc toujours une place pour le hasard, même si cela ne dispense pas de se poser les bonnes questions.
Toutes mes hypothèses qui se sont avérées erronées. La beauté de la démarche scientifique est de mettre à l’épreuve les croyances pour converger vers le savoir.
Toute connaissance mérite a priori d’être découverte. En revanche, l’éthique doit ensuite entrer en jeu pour déterminer si et comment la société doit la mettre en application.
La faculté à maîtriser le temps, à ralentir. Nous sommes collectivement embarqués dans une accélération continue et sommés de répondre à toutes les sollicitations. Cela devient problématique.
Rien. Mais je m’interroge sur la faculté de la société à sauvegarder l’esprit critique à l’ère de l’hyper-information. Il faut éduquer les citoyens dès le plus jeune âge à l’usage d’internet et des réseaux sociaux.
TOUS LES PORTRAITS
du magazine Sciences Ouest