« La vie est une suite de hasards »
Portrait
Chercheuse en écologie microbienne et symbioses spécialisée dans les grands fonds, à l’Ifremer de Brest.
J’aurais aimé réaliser les suivis des sites volcaniques terrestres. Mais entre nous, je crois qu’il n’y a pas d’autres métiers qui m’auraient vraiment plu à part chercheuse… C’est mon côté curieux.
De la magie et de l’émerveillement ! Lorsque je plonge1 dans les grands fonds, je découvre un monde nouveau avec des écosystèmes diversifiés, très colorés et qui semblent préservés des activités humaines. Cela m’apporte beaucoup d’humilité et je me sens privilégiée de le voir de mes propres yeux.
Tout au long de ma carrière. La vie est une suite de hasards et il faut savoir saisir les opportunités. Au départ j’étais ingénieure agronome puis j’ai trouvé ma voie en étudiant les sources hydrothermales, leur volcan et leur biologie.
Du temps. Je suis très sollicitée pour faire différentes choses… Le chercheur d’aujourd’hui n’a plus assez de temps pour s’émerveiller devant son microscope ou le hublot de son sous-marin ! C’est un métier passionnant où il ne vaut mieux pas compter ses heures.
Des molécules qui rallongeraient la longévité de la vie humaine. Notre impact sur Terre serait alors encore plus conséquent.
La preuve indiscutable que l’océan est un univers sans frontières et que cet ensemble est interconnecté. Qu’un événement à un endroit, comme l’exploitation minière, aura forcément des répercussions ailleurs.
Trouver des animaux capables de vivre à très hautes températures et là où il n’y a pas d’oxygène. Jusqu’à maintenant on n’en a pas trouvé au-dessus de 40 °C. La théorie sur l’origine de la vie serait alors bouleversée.
Contact
marie.anne.cambon [at] ifremer.fr (marie[dot]anne[dot]cambon[at]ifremer[dot]fr)
1. Marie-Anne Cambon a plongé à plusieurs reprises jusqu’à 3 600 m de profondeur à bord du Nautile.
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