La nouvelle carte de la végétation

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N° 366 - Publié le 25 octobre 2018
Thierry Le Rouzo
Cette lande d’ajoncs et de bruyères, près du cap Fréhel, est caractéristique des espaces ventés de la côte bretonne. Toute la végétation régionale sera cartographiée pour le printemps 2020.

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Réalisée par le Conservatoire botanique à Brest.

La végétation de toute la Bretagne sera bientôt mise en carte. Début 2019, celle du Finistère sera en téléchargement gratuit, via le portail GéoBretagne et sur le site du Conservatoire botanique national de Brest(1). La carte de l’Ille-et-Vilaine suivra, puis celles des Côtes-d’Armor et du Morbihan. La région sera entièrement cartographiée au 1/25 millième, en mars 2020. « Cette carte permet de connaître la répartition des landes, des pelouses dunaires ou des forêts, à l’échelle régionale », explique la cartographe Géraldine Guilhauma. Les répartitions et l’état de 27 types de végétation sont indiqués. « Les cartographies existantes ne suffisaient pas pour une approche écologique et d’aménagement des territoires, à l’échelle de la Bretagne. Les données étaient insuffisantes et les méthodes d’élaboration trop variables d’un territoire à l’autre. Cela empêchait une analyse régionale cohérente. »

Trames vertes

La nouvelle carte se lit à l’échelle de la région, des départements, des intercommunalités ou des communes. C’est un outil commun, mutualisé et accessible à tous, pour les particuliers, les élus ou les services techniques. Elle sera très utile pour la mise en œuvre des trames vertes et bleues, ou encore la mise en évidence de secteurs à forts enjeux écologiques.

« La végétation est un groupe de plantes qui grandit ensemble dans un lieu donné, rappelle-t-on au conservatoire. Elles s’installent en fonction du climat, du sol, du relief et des activités humaines. Cet indicateur exprime le contexte géographique et environnemental d’un territoire et la bonne santé d’un milieu. » L’équipe du conservatoire a étudié des images aériennes infrarouges de l’IGN.

« Nous avons déterminé les types de végétation à partir d’informations spectrales (couleurs) et texturales (aspect lisse ou moutonneux) en utilisant aussi des données géographiques (routes, zones humides, bâti) », précise Géraldine Guilhauma. Les cartographes ont ensuite validé l’analyse sur le terrain. Cette méthode a été élaborée avec des géographes(2) de Brest et des écologues(3) de Rennes.

Michèle Le Goff

Géraldine Guilhauma
g.guilhauma@cbnbrest.com

(1) www.cbnbrest.fr.
(2) LETG Université de Bretagne Occidentale, CNRS.
(3) Écobio (Osur), Université de Rennes 1, CNRS.

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