En Bretagne, le droit s'adapte au climat

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N° 433 - Publié le 28 novembre 2025
© CC BY-SA 4.0 / Henri Moreau
Le recul de la dune de Léhan à Treffiagat.

La COP 30 qui vient de s’achever au Brésil a mis la justice sociale au cœur des débats. Un sujet qui trouve un écho particulier en Bretagne. Élus, juristes et habitants tentent de s’adapter à un territoire qui change rapidement afin de concilier sécurité, équité et attachement régional. Ici, le changement climatique n’est plus une perspective : il redessine déjà les côtes. Les falaises reculent, les dunes s’effondrent et certains quartiers sont directement menacés par la mer. Selon le haut conseil breton pour le climat, l’érosion côtière et les risques de submersion marine font partie des principaux dangers auxquels le littoral breton est exposé. « C’est même la région qui compte le plus grand nombre de communes concernées par le recul du trait de côte », précise Blanche Lormeteau, chargée de recherche CNRS et spécialiste en droit de l’environnement à l’Université de Rennes.

Plans de prévention


Début 2025, la commune de Tréffiagat (Finistère), a exproprié plusieurs propriétaires et détruit leurs maisons après la reconnaissance officielle du risque de submersion marine de leurs terrains. Une décision inédite qui interroge : comment le droit s’ajuste-t-il face à une mer qui avance ? La loi Climat et résilience adoptée en 2021 a doté certaines communes exposées de nouveaux outils. « On met en place un arsenal juridique à disposition des mairies pour prévenir les risques liés au dérèglement climatique », indique la chercheuse. Les plans de prévention des risques littoraux imposent des zones de retrait et interdisent certaines constructions. Ainsi à Saint-Briac, Plougonvelin ou Gâvres, les plans locaux d’urbanisme sont révisés pour anticiper la montée des eaux.

Jimmy Leyes

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