« Mieux comprendre la prolifération des microalgues toxiques »

Portrait

N° 419 - Publié le 30 avril 2024
© ALEXANDRE LAMOUREUX
Ce que je cherche
Vincent Iratçabal
Doctorant en géosciences marines au laboratoire Geo-Ocean à Vannes

Magazine

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« Depuis quelques années, le littoral breton est sujet à des efflorescences algales toxiques de plus en plus fréquentes. Certaines micro-algues sécrètent des toxines qui sont aspirées par des organismes filtreurs comme les huîtres ou les palourdes. En cas de consommation, les conséquences varient, de la diarrhée à la mort en passant par des troubles neurologiques. Des réseaux de surveillance ont été mis en place dans les années 1980 mais le secteur conchylicole reste lourdement impacté car en cas d’efflorescence toxique l’activité est suspendue.

Remonter le temps


Nous avons trop peu de données pour comprendre pourquoi ces algues prolifèrent. Je passe donc par un moyen détourné : remonter le temps à l’aide de carottes de sédiments pour regarder ce qui a déclenché des efflorescences sur les derniers siècles à millénaires. En prélevant des dinokystes, une sorte d’enveloppe algale fossilisée dans le sédiment marin, je peux savoir quelles microalgues existaient à telle époque et en quelle quantité. Je vais ensuite croiser ces informations avec des données paléoclimatiques pour comprendre les paramètres qui déclenchent les efflorescences. Ces données pourraient servir à élaborer des modèles prédictifs pour anticiper les prochains épisodes toxiques. »

VIOLETTE VAULOUP

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