« Nous ne sommes pas à la hauteur des bouleversements à l’œuvre »
Portrait
Ingénieur de recherche en géographie, au LETG¹ à Rennes, il étudie l’influence des sociétés humaines sur le paysage urbain. Il a reçu la médaille de cristal du CNRS en 2023.
La sensation d’être investi dans des changements au sein de la société. Mes outils portent un regard sur la ville qui permet de mieux la comprendre pour la rendre plus durable.
Mes cartes ont le mérite de questionner citoyens, aménageurs, élus… sur leur lecture de la ville et des processus à l’œuvre comme l’urbanisation ou la végétalisation.
Le terrain, c’est-à-dire pratiquer la ville, l’interroger, pas simplement la traverser. Surtout face à une nouvelle génération qui a grandi connectée au numérique ; certains de mes étudiants savent distinguer l’orge et le blé sur une image satellite mais pas dans un champ.
Honnêtement, oui. En tant que scientifiques, nous sommes bien placés pour constater que nous ne sommes pas à la hauteur des bouleversements à l’œuvre, comme le dérèglement climatique, bien plus rapides que les politiques publiques censées les contrer.
J’irais observer la réaction de la première personne à avoir posé un appareil photo dans un avion, au début du 20e siècle, ça a révolutionné notre vision du monde.
Je lis essentiellement des livres de menuiserie, un manuel de tournage sur bois en ce moment !
Vu les nuits qu’il me fait passer je n’utiliserais pas le terme de rêve. Le sommeil est complexe, c’est difficile de mettre son cerveau au repos.
VIOLETTE VAULOUP
1. Littoral, environnement, géomatique, télédétection.
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du magazine Sciences Ouest