« Le contact avec les étudiants me permet d’avoir une prise de recul essentielle »
Portrait
Maître de conférences en archéologie moderne et contemporaine habilitée à diriger des recherches à Nantes Université et chercheuse au Creaah¹ en archéologie maritime et sous-marine.
J’aurais été monitrice de plongée, pour passer ma vie sous l’eau et faire découvrir le monde marin au public.
Un équilibre entre l’enseignement et la recherche car les deux se nourrissent. D’ailleurs, le contact avec les étudiants me permet d’avoir une prise de recul essentielle sur mes travaux.
Oui, le hasard des rencontres. Les discussions, aussi bien lors d’événements scientifiques qu’à côté de la machine à café, peuvent conduire à la naissance de projets et de collaborations qui durent.
Un peu la santé. En archéologie maritime, on doit souvent effectuer des plongées pour analyser les vestiges, ce qui use le physique avec le temps. Mais je ne considère pas cela comme une véritable perte en soi.
Des vestiges qui ont une valeur monétaire. Les trésors que l'on retrouve sont les artefacts du quotidien, en céramique ou en bois par exemple. On se protège ainsi des tentations extérieures de récupération, de pillage ou de malveillance.
Une épave de bateau d’exploration. Son étude permettrait d’identifier ce que les équipages emportaient avec eux, comment nous avons techniquement réalisé de grandes navigations et observé des rivages lointains.
Je n’en doute pas. Il est cependant nécessaire de remettre en question nos hypothèses et nos connaissances pour avoir un regard sans cesse renouvelé, et non pas une vision biaisée des sociétés anciennes.
1. Centre de recherche en archéologie, archéosciences, histoire.
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