« Le chercheur est souvent perçu comme déconnecté du réel »
Portrait
Physicienne, directrice de recherche CNRS à l’Institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR).
Enfant, je répondais coiffeuse ou hôtesse de l’air ! Plus tard, après avoir décliné une place en école d’ingénieurs, le goût des mathématiques m’a poussée vers l’université où j’ai découvert la physique.
Les modèles physiques ont tous leurs limites. Au cours de ma carrière, j’ai trouvé et corrigé des erreurs, sources d'accords fortuits entre modèles théoriques et résultats d’expériences.
Oui, par des rencontres avec des scientifiques de divers horizons ou encore la redécouverte de concepts et phénomènes décrits par d'autres. Ce genre de hasard est un enrichissement permanent.
Des amis. Le chercheur est souvent perçu par les non-scientifiques comme déconnecté du réel et classé dans la catégorie des intellectuels, ce qui installe parfois une distance avec les gens. J'évite de mentionner ma profession.
De nombreuses découvertes peuvent être détournées de leur objet initial et devenir néfastes à la planète. Tout dépend de l’usage que l’on en fait.
Ce qui m’apporterait une grande satisfaction, c’est de voir émerger un modèle économique pérenne et plus équitable pour la planète et l’humanité.
L’ego de l’Homme m’en fait déjà douter. Il est source de conflits à toutes les échelles, et mon milieu professionnel n'est pas épargné avec des problématiques qui peuvent toucher à l'éthique et l'intégrité scientifique.
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du magazine Sciences Ouest