«J’ai toujours eu un lien particulier avec la mer»

Portrait

N° 409 - Publié le 4 mai 2023
Nolane Langlois
L'épreuve par 7
Jean-Luc Jung

Professeur au MNHN et chef de la station marine de Dinard.

Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheur ?

J’aurais peut-être travaillé dans la marine marchande… Bien qu’ayant passé mon enfance loin de la mer, j’ai toujours eu un lien particulier avec elle.

Aujourd’hui, qu’avez-vous trouvé ?

Avec mon équipe, nous avons mis en évidence l’importance de la diversité génétique au sein des espèces de cétacés et de leur organisation sociale.

Le hasard vous a-t-il déjà aidé ?

Oui, c’est en échangeant au début des années 2000, avec Sami Hassani, spécialiste des mammifères marins à Brest, que j’ai entamé mes premiers travaux sur les cétacés.

Qu’avez-vous perdu ?

Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu grand-chose, mais plutôt d’avoir gagné en pertinence au fil des années sur mes problématiques de recherche.

Que faudrait-il mieux ne pas trouver ?

Davantage d’espèces en danger. Malgré l’effet positif de l’arrêt de la chasse industrielle des cétacés, le changement global et les activités humaines locales les menacent encore très fortement.

Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?

La vie éternelle ! Pour avoir des dizaines d’années de travail et de compréhensions nouvelles devant moi.

Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?

Lors du troisième congrès mondial dédié aux baleines à bosse qui réunissait plus de 80 spécialistes, on nous a informés que des baleines avaient été observées devant le bâtiment. Nous sommes tous sortis de la salle instantanément ! Notre réaction n’était pas du tout rationnelle pour des scientifiques habitués à les voir, mais elle témoigne d’un enthousiasme intact.

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