« Le déclic peut venir autour d’un barbecue »
Portrait
Chercheur à l’Institut des sciences chimiques de Rennes et spécialiste des polymères
J’aurais bien aimé être archéologue pour gratter le sol et y découvrir des ossements. Mais c’est probablement une activité lente... et je ne suis pas très patient !
J’ai mis au point des plastiques à base d’huile de friture. Nommé vitrimère, ce matériau mou revient toujours dans sa forme d’origine. Par contre, en le chauffant, il est refaçonnable à volonté comme du verre.
Oui ! Lors d’un week-end en famille, nous n’avions pas d’allume-feu pour le barbecue. Mon beau-frère a utilisé du Sopalin et de l’huile. Cela m’a fait penser à une nouvelle application pour notre vitrimère : il brûle bien et ne dégage ni odeur, ni fumée. Parfait pour le barbecue !
Un brevet… Nous avions créé des assiettes à base de feuilles d'arbres, totalement biodégradables. Le temps de répondre aux contraintes législatives pour commercialiser le produit, nous nous sommes fait doubler par un concurrent qui n’avait pas pris autant de précautions. Depuis, notre brevet est tombé dans le domaine public.
Toutes les technologies qui provoquent une mainmise sur une ressource, comme l’eau. Je suis inquiet quand je vois des innovations capables de contrôler la météo.
S’apercevoir qu’une matière enregistre les ondes sonores. Elle renfermerait des bruits du passé comme un cri de dinosaure !
Je reste très cartésien. En chimie, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Mais le vivant rend ce principe moins vrai en biologie…
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du magazine Sciences Ouest