« Mieux caractériser les conditions interstellaires »

Portrait

N° 396 - Publié le 27 janvier 2022
MICHEL OGIER
Ce que je cherche
Paul Pirlot
Doctorant à l’Institut de physique de Rennes

« Dans le milieu interstellaire1, il existe un tas de molécules avec des propriétés différentes. Parfois, certaines se regroupent et forment des nuages moléculaires appelés nébuleuses interstellaires. En leur sein, le dihydrogène (H2) est l’élément chimique le plus abondant. Ma mission est d’étudier la collision entre cette molécule et les autres présentes dans le nuage, comme le monohydrure d’azote (NH). C’est un travail théorique.

Simulations numériques

Je ne réalise pas d’expérience in situ car nous ne pouvons pas nous rendre dans le milieu interstellaire. De plus, les conditions de cet environnement sont extrêmes2. Elles  s’avèrent donc compliquées et coûteuses à reproduire en laboratoire. Les taux de collision3 des molécules sont calculés à l’issue de nombreuses simulations numériques.
Ces données sont ensuite intégrées dans des modèles astrophysiques pour les améliorer et mieux caractériser les conditions interstellaires. En parallèle, divers télescopes terrestres recueillent la lumière émise par les nuages moléculaires. Ces derniers émettent des ondes infrarouges et radioélectriques qui renseignent sur l’identité des molécules qui les constituent. Ces informations nous aident à vérifier nos modèles. »

PROPOS RECUEILLIS PAR PAULE-ÉMILIE RUY

1. Mélange de gaz et de poussières entre les étoiles. Lire Sciences Ouest n°387, avril 2021 et écouter le podcast du Café de l'Espace des sciences du 5 jan. 2022.
2. Avec des températures avoisinant les -270°C.
3. Quantité physique qui caractérise l’efficacité de l’échange d’énergie entre des molécules lors d’une collision.

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