« Chercheur, c’est un métier passion »
Portrait
Chercheur CNRS en biochimie marine et spécialiste des écosystèmes polaires à la Station marine de Concarneau.
J’aurais été pêcheur, c’est un métier qui me fascine. Le pêcheur doit à la fois avoir l’intuition du chercheur mais aussi maîtriser son geste à la perfection pour être bon.
Des prairies à l’envers dans les océans polaires ! À l’interface entre l’eau et la glace de mer, des microalgues appelées diatomées poussent et forment de véritables prairies inversées.
Évidemment, la vie est une succession de hasards. Par exemple, j’ai commencé ma carrière en tant que technicien et c’est le hasard d’une rencontre avec le directeur de mon laboratoire et d’autres personnes qui m’a guidé vers la recherche.
Rien. J’ai au contraire beaucoup gagné : des amitiés, des expériences, de nouvelles connaissances et de la maturité.
La retraite ? Plus sérieusement, les réponses à tout. Il n’y aurait plus rien à découvrir et ce serait très déstabilisant. L’inconnu laisse une place au mystère et à l’imaginaire.
Le moyen de se déconnecter de temps en temps de la recherche. Chercheur, c’est un métier passion qui est certes exaltant mais parfois accaparant. Cela peut interférer avec les activités de la vie courante
Tout savoir et en avoir la certitude. Pourtant cartésien, cela m’interrogerait sur les limites de notre propre compréhension des environnements et du monde.
Contact :
guillaume.masse [at] cnrs.fr (guillaume[dot]masse[at]cnrs[dot]fr)
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