« La recherche a besoin de temps pour mûrir »
Portrait
Professeur en biologie moléculaire au laboratoire M2S à Rennes.
Je me suis inscrite en fac de biologie pour devenir institutrice. La discipline m’a passionnée et amenée en thèse. J’ai étudié la mort programmée des cellules2 en lien avec le cancer. J’aime l’idée de lutter contre la maladie tout en élucidant des processus moléculaires complexes.
Avec mon équipe, nous avons démontré que l’activité physique peut être une arme complémentaire aux traitements, en renforçant la capacité des cellules du système immunitaire à infiltrer la tumeur.
Je crois peu au hasard. Certaines rencontres sont décisives mais elles résultent d’une certaine volonté et d’intérêts communs.
La capacité à prendre le temps. J’ai le sentiment qu’avec l’hyper-connectivité contemporaine nous ne vivons plus dans l’instant présent. Le système de recherche s’en trouve également accéléré. C’est dommage car la recherche a besoin de temps pour mûrir.
Si l’on affirmait un jour qu’une vie est possible et désirable sur une autre planète, j’ai peur que les gens oublient définitivement la nécessité de prendre soin de la nôtre…
La capacité de se téléporter ! Cela me permettrait de visiter des musées, de m’évader, d’explorer l’Australie... C’est un rêve d’enfance qui ne m’a jamais quittée.
Je ne sais pas si la rationalité peut être totale. Nous ne disposons pas toujours du temps nécessaire pour être absolument certain de notre raisonnement et des informations sur lequel il se base. L’important est d’être rigoureux, sans cacher une part de doute légitime.
Contact
amelie.rebillard [at] univ-rennes2.fr (amelie[dot]rebillard[at]univ-rennes2[dot]fr)
1. Mouvement, sport et santé.
2. Ce qu’on appelle apoptose.
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