En mer d'Iroise, des loisirs invisibles

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N° 379 - Publié le 27 février 2020
BENOIT STICHELBAUT
Les données manquent sur les loisirs en mer d'Iroise...

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« La plaisance et les autres loisirs nautiques sont des activités sur lesquelles nous avons peu de données spatialisées », constate la géographe Ingrid Peuziat1. C'était l'un des problèmes abordés le lundi 10 février, lors de la journée annuelle de la Zone atelier Brest-Iroise, coordonnée par l’IUEM2. Comment concilier le développement des activités en mer d’Iroise et la conservation de la biodiversité ?

Les pêcheurs professionnels et les navires de transports de passagers sont équipés de systèmes automatiques d’acquisition de données, comme l’AIS3. Ce n’est pas le cas pour une majorité de plaisanciers, à voile ou à moteur.    « Il y a déjà eu des séries d’observation, par avion ou satellite, poursuit Ingrid Peuziat. Mais cela nécessite un traitement important des données, même si les technologies évoluent. » L’observation directe est une autre solution. Les données peuvent être fournies par les acteurs eux-mêmes. C’est le cas pour le projet d’extension de la réserve naturelle nationale d’Iroise4.

Sciences participatives

Les sciences participatives sont une piste intéressante, comme cela existe pour la faune et la flore terrestres. Mais les plaisanciers n'acceptent pas toujours de partager des données personnelles. Ces études sur la plaisance, très pratiquée en mer d’Iroise, sont pourtant nécessaires. « Si aucune donnée n’est disponible, c’est comme s’il n’y avait pas d’usage. »

RONAN LE COZ

1. Au laboratoire Littoral environnement télédétection géomatique (LETG, CNRS, Université de Bretagne occidentale).
2. Institut universitaire européen de la mer, à Brest.
3. Automatic identification system. Système d’échange de données entre navires pour la sécurité en mer.
4. Ce projet a reçu un avis favorable du Conseil national de la protection de la nature le 30 janvier.

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