Les maths facilitent le don d’organes
Une statue celte exceptionnelle
Quel est le rapport entre le don d’organes et les mathématiques ? Une méthode nommée “l’optimisation discrète”, qui met en équations des échanges entre donneurs d’organes et receveurs. C’est sur ce point que s’attelle le maître de conférences1 Jérémy Omer, dans son bureau de l’Insa2 à Rennes. « Mon but est d’aider à prendre la décision la plus efficace possible, grâce aux mathématiques. Les donneurs d’organes potentiels sont des parents du receveur, explique le chercheur. Mais il y a un problème : ils ne sont pas toujours compatibles. Il est alors nécessaire trouver d’autres donneurs potentiels. » Jusqu'à deux binômes de donneurs-receveurs, l’équation reste simple. Cela devient complexe quand on multiplie les protagonistes pour créer un cycle de transfert d’organes. « L’idée consiste à trouver le système d’échange le plus robuste possible. Un don d’organe peut être empêché pour de multiples raisons. Et si un seul binôme se retire, tout le cycle s’arrête. » Le mathématicien a mis au point un algorithme, qui transforme ce problème en équations à résoudre. Il est ainsi plus facile de créer un nouveau cycle, pour que les autres greffes puissent avoir lieu. L’algorithme, appliqué ici à la santé, sert aussi pour les ressources humaines. Jérémy Omer propose cette méthode pour maximiser les mutations volontaires au sein d’une organisation, entreprise ou collectivité. Elle est appliquée à l’Insa et à la métropole de Rennes.
1. À l’Institut de recherche mathématique de Rennes (Irmar).
2. Institut national des sciences appliquées.
Jérémy Omer
02 23 23 88 37
jeremy.omer@insa-rennes.fr
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