Drones marins : une course européenne

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N° 373 - Publié le 13 juin 2019
Clément Sawczul
L’équipe de l’Ensta Bretagne à Brest participe à l’HydroContest.

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Les élèves ingénieurs de l’Ensta Bretagne bien partis.

Du 2 au 8 septembre 2019, une dizaine d’équipes d’écoles d’ingénieurs européennes se retrouveront sur le lac de Neuchâtel, en Suisse. Ils participeront à l’HydroContest, une course de drones nautiques télécommandés depuis la berge. Les étudiants ont fignolé les pièces des dizaines de machines de course et certains pilotes sont coiffés de casques de réalité virtuelle.

Ces drones concourent dans deux catégories. Les engins légers emportent un lest de 20 kilos. Ils représentent les bateaux de plaisance. D’autres transportent 200 kilos pour mimer les navires de fret. Dans cette catégorie, l’équipe de l’Ensta Bretagne, à Brest, part confiante : elle a remporté deux fois la coupe depuis le début de la compétition, en 2014 !

La forme de l’hélice

Au cœur de l’atelier, les élèves ingénieurs brestois s’affairent autour de leur bateau.
« De la conception à la fabrication, tout est entre nos mains », décrit Bénédicte Jolly, étudiante en 2e année à l’Ensta Bretagne.
« Seule contrainte, le moteur et la batterie sont les mêmes pour tous. » Elle extrait une hélice de son emballage. « Nous venons de réaliser cette hélice. Il a fallu calculer la meilleure forme par simulation informatique. Nous suivons des cours sur ce sujet en 3e année. »

Réalisé par impression 3D pour être testé en conditions réelles, le prototype qui tourne entre ses mains est le résultat de ces simulations. Cet usinage technique a nécessité l’expertise d’une équipe concurrente, l’Ensta Paristech. « Nous nous entraidons entre équipes, poursuit Bénédicte Jolly. Les élèves ingénieurs franciliens nous ont assistés pour l’usinage, car ce n’est pas notre spécialité. Nous accompagnons d’autres équipes sur notre point fort : l’architecture navale. »

Écoconception

Dessiner les plans et découper les pièces ne sont pas les seules compétences des Brestois.

« Pour gagner en légèreté, nous utilisons des composites », précise l’expert matériaux de l’équipe, Mathéo Sacaze. « Cela a imposé de changer le bateau avec lequel nous avions déjà gagné. » Un bon point pour concourir au prix d’écoconception. La consommation du bateau et son poids, mais aussi l’effet de sa fabrication sur l’environnement sont pris en compte. La course permet ainsi aux étudiants de s’attaquer à toutes les problématiques du transport maritime.

Baptiste Cessieux

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